Association des descendants de Jean Deslandes dit Champigny

 Jean Deslandes dit Champigny

  

200text L’ancêtre des familles Deslandes, Champigny et Deland du Québec, Jean Deslandes dit Champigny, n’a rien de commun avec les Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Dollard Des Ormeaux ou encore avec le comte de Frontenac.  De plus, aucun livre d’histoire du Canada de notre tendre enfance n’en fait mention.  En fait, Jean s’est embarqué pour le Canada comme soldat des Compagnies Franches de la Marine, y a donné trois ans de service militaire et a épousé la fille de l’habitant chez qui il avait été hébergé, de la même façon que des centaines de Français immigrés en Nouvelle-France l’ont fait.  Il fera partie de la grande excursion en territoire iroquois de 1687, et possiblement, en tant que milicien prêtera main-forte aux hommes de Frontenac devant le major Phipp.  Une fois redevenu civil, le peu d’attrait qu’il a pour le difficile travail de la terre jumelé aux connaissances qu’il possède du métier de maçon lui font embrasser une carrière de travailleur de la construction à Ville-Marie.

De 1690 jusqu’à sa mort en 1710 Jean Deslandes dit Champigny s’engagera année après année à faire pour les résidants de Ville-Marie divers ouvrages de maçonnerie. Du simple puits dans la cour de l’hôpital Hôtel-Dieu jusqu’à la muraille du manoir des seigneurs de l’Île de Montréal, les Sulpiciens, notre ancêtre réalisera également des moulins à vent, des fours à pain, une étable pour les animaux des religieuses et bien sûr plusieurs maisons pour les gens de la ville, qu’ils soient ou non d’origine noble.

soldatSa vie familiale n’aura rien de particulier.  Un premier mariage terminé abruptement par le décès de son épouse Élizabeth lors de la naissance du cinquième enfant, suivi d’un remariage et de l’arrivée de cinq autres enfants.  C’était là un modèle très répandu.

Jean et sa famille ne seront jamais propriétaires de leur logement.  À huit occasions, ils déménageront à l’intérieur des limites du fort de Ville-Marie, et leur mobilier, réduit à sa plus simple expression, sera transporté d’une maison à l’autre.  Les Deslandes dit Champigny ne roulent pas sur l’or, mais à cette époque peu de gens le font.

macon01 Jean sera endetté toute sa vie.  Le contrat estival qu’il signe à chaque année, ne lui permet pas de gagner tout l’argent dont il a besoin pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.  Périodiquement, notre ancêtre se retrouve devant le notaire pour apposer sa signature au bas d’une reconnaissance de dettes.  Rassurez-vous, Jean n’est pas une exception, car la grande majorité des gens de sa classe mènent une vie similaire.

Difficile de cerner les caractéristiques morales de Jean.  Ses démêlés avec la justice civile et criminelle de Montréal nous le montrent comme un homme de caractère, bien décidé à protéger le peu de biens qu’il possédait.  Mais à cette époque et dans les conditions quotidiennes de vie qui prévalaient, n’était-ce pas là le genre de personne que tous se devaient d’être afin d’espérer survivre?

Jean-Baptiste et Pierre, enfants de Jean assureront la descendance et perpétueront le nom de Deslandes, Champigny et Deland.  Leurs enfants se déplaceront de Verchères à Saint-Antoine, puis Saint-Denis.  Saint-Hyacinthe deviendra dès 1880, le berceau de notre famille.

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